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L’art pour tous au Kirchberg Simultanément à la réflexion qui a présidé à la transformation de
l’urbanisme du Plateau de Kirchberg dans les années 1990, le Fonds a mené une réflexion sur l’implantation d’œuvres d’art dans
l’espace public à l’intention de tous, avec la collaboration des
institutions qui s’y sont installées. C’est la première et la meilleure raison de ce type d’initiative et de collaboration, intimement liée, dans la culture
occidentale, à la constitution du tissu urbain, ses espaces ouverts, ses
places et ses parcs.
Le Plateau compte à ce jour une quinzaine d’œuvres qui, suivant leur emplacement, jouent de l’osmose ou du contraste quand elles ne sont pas symboliquement fortes de par le sujet traité : ainsi de l’œuvre Non
violence de Carl F. Reuterswärd, dont la réplique se trouve à New York, devant le bâtiment des Nations-Unies. On pourra par ailleurs admirer des
pièces d’artistes luxembourgeois comme L’Africaine de Lucien Wercollier –
la plasticienne Simone Decker l’avait choisie, il y a peu, avec la précédente, parmi les œuvres luxembourgeoises remarquables pour une exposition au Casino Forum d’Art Contemporain.
Faire œuvre de sculpteur, c’est savoir réaliser une transposition
symbolique dans l’espace. Ainsi l’architecte Fränz Valentiny, avec
Grosser Thron, montre-t-il également ses talents dans l’art de se
confronter à l’acier et a réalisé une sculpture sur socle. Un matériau roi de la sculpture que Richard Serra sait maîtriser comme nul autre et dont on peut admirer l’impressionnant Exchange, de par ses dimensions, à
l’entrée du Kirchberg au rond-point est.
D’autres ont un rapport plus ludique au matériau. Ainsi de Frank Stella, avec l’assemblage de matériaux de récupération qui orne le parvis de la réalisation architecturale de son ami l’architecte Richard Meier. Le clin d’œil de Sarreguemines renvoie aux volutes de fumée de ce fumeur de
cigares et Elément d’architecture contorsionniste IV exprime bien la
liberté de maniement des formes par Jean Dubuffet.
Pour d’autres, les situations du Kirchberg même sont sujet à
interprétation. La Coquille taillée dans un bloc de granit par l’artiste luxembourgeois Bertrand Ney, symbolise la récupération de l’eau de pluie des bassins de rétention tout proches du Parc du Klosegroendchen, les Trois Iles de Marta Pan se meuvent, sur la surface du lac du Parc Central, grâce à la force du vent et les stèles Bildstöcke, Skulpturen ohne Titel de Ulrich Rückriem, ponctuent la trace de la voie romaine qui traverse le Plateau dans le Parc Reimerwée.
La variété des sujets abordés – la musique elle aussi a sa place au Kirchberg avec Sopransolo de Willem J. A. Bouter – l’ironie parfois - Magdalena
Jetelova avec Stuhl devant le parvis de la BEI, le Lange Bänker devant la DekaBank, la rigueur toujours – Les chevaux du vent de Liliane Heidelberger – la force – Clituno de Markus Lüpertz, ou encore la simple joie de vivre – La grande fleur qui marche de Fernand Léger, montrent que toutes les formes de l’art de la sculpture trouvent leur place dans les espaces publics du Kirchberg.
Le Fonds du Kirchberg est donc fier d’avoir, il y a vingt ans déjà,
commencé à initier la présentation de l’art dans l’espace public.
Il est d’autant plus touché aujourd’hui, qu’il est relayé par les
collections prestigieuses privées sur le Plateau, montrées pour la
première fois au public, à l’initiative de Clearstream.
Patrick Gillen
Président du fonds du Kirchberg
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